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1896

A LA SEULE

Paul-Marie Verlaine

TU n’es guère qu’une coquine, Qu’un abominable vaurien Du sexe ennemi, mais combien Je t’aime, tu le sais, gredine

Exquise qui me fis quel bien Et me fais que de mal ! J’opine Pour ta mort… ou la mienne, ou bien Pour les deux en même temps… Ni ne

Dis mot, ni surtout ne te tais ! Je bafouille en songes épais (Ainsi que parlait Sainte-Beuve), Quand tu n’es pas là ; je n’y suis

Pas non plus, et ce que je cuis Dans mon jus ! Reviens, ô ma Veuve !

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