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1890

A GABRIEL ÉCHAUPRE

Paul-Marie Verlaine

VOTRE grand-père des temps chauds, l’honnête Pache, Fut un républicain sérieux, simple et franc. Il méprisa l’argent, abomina le sang Et mourut vénéré, pur de la moindre tache.

Nous sommes en des jours autres où l’on s’attache Au positif ainsi qu’un abcès sur un flanc, Où le bleu comme le rouge et comme le blanc, Tous tirent tes pis, notre France, bonne vache ?

Hélas ! France, Patrie, ô vivre et voir cela ! Mais votre cœur loyal bientôt se rebella Contre la manigance actuelle, un mystère De sottise méchante, et fier, se donna tout

Aux Lettres, comprimant son civique dégoût ; Et vous mourrez très bien, comme votre grand-père.

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