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1890

A E…

Paul-Marie Verlaine

O toi chaude comme l’enfer, O toi, froide comme l’hiver, Douce et dure, on dirait du fer Et de la mousse,

Dure et douce comme la mousse Et le fer, si dure et si douce, Va ! sois toi-même ! Un vent te pousse. Vent de printemps

Et vent d’automne, et tant d’autans Et de zéphirs sont palpitants, Dans tes grands yeux mahométans De catholique

Que j’en reste mélancolique Et joyeux, et sans plus d’oblique Madrigal, je t’aime ! O réplique,

Diable angélique.

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