Skip to content
1890

A ARMAND SINVAL

Paul-Marie Verlaine

HABITANT de ces chers confins de la Bastille, Où je fus trop heureux et puis trop malheureux, Battant monnaie ici, là faisant buisson creux Et passant (c’est le mot) de l’Amer à la Fille,

– Tous accrocs et raccrocs dont mon dossier fourmille ! – Ami dans ces quartiers, moi qui bercé par eux, Berné par eux d’amours bizarres et d’affreux Guignons, leur garde comme un regret de famille,

Je vous prie instamment, du fond de ce Broussais, Un hôpital sis à Plaisance où le poète Vit, caressé par l’ombre du drapeau français, De porter mon bonjour et mon baiser de fête.

A ce mien passé d’or vanné représenté Par un Génie en l’air, misère et liberté !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
A ARMAND SINVAL · Paul-Marie Verlaine · Poetry Cove