D’autres, fils de barons et de princes royaux,
Gardent amples et clairs leurs orgueils féodaux.
Ils ont, comme jadis l’aïeul avait sa tour,
Leur cloître pour manoir et leurs moines pour cour.
Ils portent devant eux leur grande crosse en buis,
Majestueusement, comme un glaive conquis ;
Ils rêvent de combats dont Dieu serait le prix
Et de guerre menée à coups de crucifix ;
Ils vivent sans sortir de leur rêve infécond,
Mais ce rêve est si haut qu’on ne voit pas leur front ;
Et jusqu’au bout leur foi luira d’un feu vermeil,
Comme un monument d’or ouvert dans le soleil.