La mort peut-être, ou les villes l'ont prise,
ou quelque amour qui la rend plus heureuse…
En vain, le soir, j'interroge les brises,
en vain l'écho de la mer oublieuse.
Mais quand je vais par les chemins d'exil,
portant mon faix de peur et de malheur,
à tout buisson guetté par les périls,
Elle est en moi qui me baise le cœur.
O souvenir, mon intime caresse,
courage clair et force en ma détresse,
fanal d'espoir dans mes tristes escales,
ta flamme vit malgré tant de rafales.
Tu nimbes d'or ces jours de solitude,
toi, mon souci et ma béatitude.