Rare floraison
de ces heures ternes,
rythme, tu gouvernes
même les prisons.
La rude musique
des pas et des cris,
et quelle harmonique
à tous nos soucis !
Tant d'hommes qui tournent
sans cesse ni trêve,
de peurs qui retournent
agiter leurs rêves !
Ah les mornes jours
des mornes saisons!
tournant à l'entour
de notre prison,
qui donc les promène
et quel fouet les chasse,
les porteurs de peines,
sans fin, sur leurs traces ?