Le soleil, dans ma cellule,
joue avec une poussière
et mon âme, libellule,
danse claire en la lumière.
Il glisse, entre mes barreaux,
quelques gouttes de bonheur,
comme en goûtent les oiseaux
qui sont en cage. La peur
a disparu, dans un trou.
Le printemps rit aux fenêtres.
Je devine un ciel plus doux
au trouble doux de mon être,
et sur l'échelle de soie
le rêve a repris son jeu.
Par mon guichet, le bon Dieu
tend une portion de joie.