Ciel en fête du printemps,
joie aiguë des hirondelles,
galop des nuages blancs
par les prairies éternelles,
vous effleurez les épaules
des passants au cœur léger,
mais, emmuré dans ma geôle,
tout chant d'oiseau m'est regret.
Je vieillis. Le chœur des ans
ne couronnera plus guère
un front dont les cheveux blancs
seront bientôt la lumière.
O vous qui savez, Seigneur,
combien j'aimai de mes yeux
et du profond de mon cœur
les pétales de vos cieux
ne m'ouvrirez-vous la porte
de la rue et des champs verts
Dites un mot, que je sorte
boire la paix du soir. clair !