Skip to content
1945

MES DEUX LIVRES

Henri VENDEL

Le hasard — qui n'est pas si bête ! — voulut que j'eusse, en mon exil, deux livres seuls, mais quelle fête ! tout Paul Verlaine et l'Évangile.

Crierez-vous à l'irrévérence ? leur voisinage me ravit et s'accorde mieux qu'on ne pense. La vérité, chacun la dit,

selon la chair, selon l'esprit. Paul (malgré tant de bons apôtres qui damneraient toute liesse, je préfère ce Paul à l'autre),

Paul aima trop vigne et caresses. Du moins, ne fut-il hypocrite et Jésus pardonna très vite, à ce vieil enfant, ses faiblesses.

J'écoute donc les Paraboles, puis les poèmes de Sagesse et les Romances sans paroles. Voix de prophète ou de poète,

c'est toujours la Vérité nue et, pour mon âme, quelle fête d'errer en la double avenue !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
MES DEUX LIVRES · Henri VENDEL · Poetry Cove