Vous m'avez rejoint, choses familières,
vous êtes venues jusqu'en ma prison
me servir encor. La tendre lumière
qui filtre de vous et de ma maison !
Ah ! peu ne s'en faut que le cœur me faille
à vous retrouver, tant la voix m'est douce
qui vient de chez moi ! Sur la triste paille,
dans cette cellule où tout me repousse,
vous, bons serviteurs, vous m'êtes fidèles,
honnêtes objets, propres, sans souillure,
et qui m'apportez, comme une parcelle
du bonheur d'hier, votre amitié pure.