L'épieur d'avenir, qui va les yeux levés,
sur les cimes voit-il l'envol des aigles d'or ?
Vous qui serez demain, o jours immaculés,
mon cœur déjà frémit du merveilleux essor.
Fils ailés du soleil et de la nuit profonde,
aigles d'or essorant de vos aires qui grondent,
vous les porteurs de foudre en vos serres divines,
lacérez une nue dont le poids nous oppresse.
Les prophètes alors au sommet des collines
découvriront, — o chant, force, danse, allégresse
l'avenir que déjà vos ombres illuminent.