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1945

LE VIVIER

Henri VENDEL

Quand l'aube sur mes yeux posera ses mains fraîches, songes, ne quittez pas mon âme qui s'éveille, mais qu'en elle, vivier de ma nocturne pêche, brille parfois l'éclat des écailles vermeilles.

Reclus au fond de moi, bien mieux qu'en ma cellule j'évoquerai l'enchantement, sous mes paupières, de vos fuyants bonheurs qui traverseront, bulles, mon quotidien ennui de perles de lumières.

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