Sous le poirier de franc-colin
les guêpes ont mangé les poires,
et la roue veuve du moulin
ne tourne plus ses aubes noires.
Les murs croulèrent sous les guerres,
les orties ont poussé par touffes,
et le potager de naguère,
la ronce et l'arroche l'étouffent.
L'eau seule encor vit au village,
sa chanson se perd sous les saules.
Mirent-ils, la nuit, leurs visages,
les morts évadés de leur geôle ?