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1945

LE VENT QUI PEIGNE…

Henri VENDEL

Le vent qui peigne la fumée, l'amour dont la chanson fut vaine et le massacre des armées, tant de vies, Père, tant de haines

qu'un peu de soleil évapore ainsi qu'une brume d'aurore… Ne sont-ils dignes de vos soins, les pas des hommes éphémères

qu'un dur destin tient en son poing ? Les nues accourent aux fontaines,Les nues accourent aux fontaines, mais où va l'eau de la rivière qui ne sut demeurer en mer ?

Où va le fleuve des armées dont le flot roule de si loin qu'il coule sans finir jamais ? Le vent qui peigne la fumée,

ne fane-t-il aussi le foin ? Aux soldats las, de vains combats, Seigneur, et d'épuisants parcours, accordez, avant le trépas,

de faire halte en votre Amour.

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LE VENT QUI PEIGNE… · Henri VENDEL · Poetry Cove