Tant de maux, Seigneur, et Vous seul
pour nous servir de bouclier !
La guerre a tissé des linceuls
avec les malheurs oubliés.
De tous les côtés nous assiègent,
depuis des mois, depuis des ans,
meutes, veneurs et tant de pièges
Tous les sentiers sentent le sang.
Quel mal fit la biche aux abois
et quel mon âme ? Le chasseur
nous guette dès l'orée du bois,
fol gibier que traque la peur.
Berger divin, si votre Amour
du sort mauvais ne me délivre,
donnez-moi force en mes séjours
et le cœur, quand même, de vivre!