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1945

LA VOISINE

Henri VENDEL

Ma voisine d'au dessus tourne, tourne dans sa cage, et je ne sais rien de plus que l'écho de son passage.

Elle a des sabots de bois, comme Jeanne la Lorraine. Mais le timbre de sa voix qui l'entend ? paroles vaines !

Pourtant au bord de mon rêve soudain quelle primevère ? Quand la bise n'a fait trève d'où vient que mon cœur espère ?

Un pas de femme en prison, c'est encore une caresse, du soleil sur la maison, un refuge en ma détresse.

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LA VOISINE · Henri VENDEL · Poetry Cove