Dans ma cellule, une jacinthe,
don de ma fille.
Venue d'un monde hors d'atteinte,
quel espoir brille
à ses pétales de satin,
et que dit-elle ?
Liberté d'un proche matin ?
Parfum, dentelle,
quand tu t'épanouis en pot,
qui pourrait geindre,
même au profond de ce tombeau ?
Quelle mort craindre ?
Je veille à ta soif et j'oublie,
quelques instants,
les liens sombres qui me lient.
Puisque le temps
bat ces murs de vent et d'orage,
donne à mon cœur
craintif ton radieux courage,
captive en fleurs.