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1945

LA BONNE MORT

Henri VENDEL

La mort mûrit en moi comme un fruit du verger, une mort familière et que mes yeux regardent approcher doucement de la maturité. Des soins de jardinier méticuleux retardent

l'heure des cueillaisons. Bourrasques, o colères du ciel, qui arrachez les feuilles et les fruits, et l'arbre même aux mains noueuses de la terre,

Dieu vous éloigne, et garde mon clos à l'abri Que la mort, lentement, achève d'y mûrir et que soient doux les doigts qui la viendront cueillir

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LA BONNE MORT · Henri VENDEL · Poetry Cove