La mort mûrit en moi comme un fruit du verger,
une mort familière et que mes yeux regardent
approcher doucement de la maturité.
Des soins de jardinier méticuleux retardent
l'heure des cueillaisons.
Bourrasques, o colères
du ciel, qui arrachez les feuilles et les fruits,
et l'arbre même aux mains noueuses de la terre,
Dieu vous éloigne, et garde mon clos à l'abri
Que la mort, lentement, achève d'y mûrir
et que soient doux les doigts qui la viendront cueillir