Femme, tes larges pieds dans l'argile bourbeuse
et ton orteil plus dur que les flancs du sillon :
quel avenir enfanteront les amoureuses ?
aura-t-il goût de fer, de sang ou d'union ?
Tu pèses lourd et ton talon marque la terre,
tu façonnes les jours en ton ventre mobile
et nous les recevrons gluants de ton mystère,
visqueux, prompts à glisser de nos bras malhabiles.
Femme aux jambes poussées du sol, tel un tronc d'arbre,Femme aux jambes poussées du sol, tel un tronc d'arbre,
et comme racinées par leurs doigts dans la glaise,
un dieu, que tant de morts et de malheurs apaisent,
un dieu de son désir te fera-t-il aumône ?un dieu de son désir te fera-t-il aumône ?