Me voici dépouillé comme un arbre d'hiver
où, seuls, quelques corbeaux se perchent. Dans les branches
un vent glacé, venu des plus farouches mers,
gémit. Le vieux tronc craque et, demi-mort, il penche.
Là-haut, pourtant, là-haut, des fenêtres du ciel,
la vie s'envole avec un gazouillis d'oiseau.
Cachée, la terre exhale une haleine de miel.
Qui pourrait te voler, mon cœur, le renouveau ?