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1942

LA CARESSE

Paul VALÉRY

Mes chaudes mains, baigne-les Dans les tiennes… Rien ne calme Comme d’amour ondulés Les passages d’une palme.

Tout familiers qu’ils me sont, Tes anneaux à longues pierres Se fondent dans le frisson Qui fait clore les paupières

Et le mal s’étale, tant, Comme une dalle est polie, Une caresse l’étend Jusqu’à la mélancolie.

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