Skip to content
1910

Un Rêve

Léonise VALOIS

J'ai rêvé pour nous deux d'un éternel printemps Avec un soleil d'or égayant la colline, Ou nous allons souvent lorsque le jour s'incline, Tout émus, contempler les déclins éclatants.

Sur le riant plateau que le zénith domine, A l'ombre des vieux pins qui bravent les autans, Nous y ferions bâtir à l'épreuve du temps Un asile au bonheur, à l'extase divine !

Nous verrions là des ans dénier l'heureux cours ; Seul le babil des nids troublerait le silence De ce très doux séjour borné dans sa distance. Des rosiers fleuriraient sans craindre les retours

Des âpres vents d'automne, et notre amour immense Captif en cet Éden, rayonnerait… toujours !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
Un Rêve · Léonise VALOIS · Poetry Cove