Skip to content
1910

Le Parfum de Grand Prix

Léonise VALOIS

Dis, Madeleine aimante, est-ce l'acte si doux De verser sur le Christ de très purs aromates, Qui te valut à toi, pauvre cible à courroux, Le "regard" qui ravit tant d'âmes délicates ?

Quand ton vase en albâtre eut vidé sa richesse Sur la tête du Maître, en causant tant d'émoi, Fallait-il encor plus pour gagner sa tendresse ? Était-il suffisant ce tribut de ta foi ?

Au Rabboni d'amour, il fallait davantage Pour l'incliner vers toi. Pour l'oubli du passé Il fallait à Jésus un ravissant hommage, Ton repentir trouva le don d'un cœur brisé.

Des flancs ouverts de l'urne un parfum d'un grand prix Monta comme un encens d'une douceur exquise Vers le plus grand des cœurs ! Ton amour fut compris O femme ! et par ces mots ta place fut conquise.

"Beaucoup lui sera pardonné Parce qu'elle a beaucoup aimé".

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
Le Parfum de Grand Prix · Léonise VALOIS · Poetry Cove