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1910

La mort du Poète

Léonise VALOIS

Si les cœurs qui t'aimaient t'ont fait un lit de roses, Et consolé ton âme avec leurs dons de foi, Leur tendresse à ta gloire a prodigué ces choses D'espoirs et de regrets, dans un élan d'émoi.

La Nation en deuil voit sur tes lèvres closes Expirer les doux chants de son poète-roi ! La Nature en amie, avant que tu reposes Quand tu brisas ton aile, a sangloté sur toi.

Tes accents se sont tus, mais ta sublime lyre Aura son noble écho dans nos cœurs en délire Aux heures de triomphe, aux jours d'adversité. Du grand sommeil tu dors ! mais ton esprit demeure

Bien vivant dans ton œuvre, et ne crains pas qu'il meure ; Ton nom brille au soleil de l'Immortalité !

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