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1910

Caresses

Léonise VALOIS

Dans cette œuvre où j'ai mis le meilleur de moi-même, Comment ne pas parler de vous, petits que j'aime. Par tous ceux qui jamais n'ont appris à bercer, Chers anges, bruns et blonds, laissez-vous caresser !

Donnez-nous à baiser vos pures lèvres roses Où va s'évanouir la tristesse des choses. Dans vos grands yeux sereins, laissez plonger nos yeux, Afin qu'on y retrouve une trace des cieux.

Laissez nos doigts errer dans vos boucles soyeuses Pendant qu'on vous contemple, âmes délicieuses ! Riez, chantez, sautez, ô mes tendres mignons, Tandis que brille encor, la candeur sur vos fronts.

Trop tôt, nous apparaît le passé de la vie Jouissez de votre aurore et sans qu'on vous l'envie. Chéris ! soyez heureux du bonheur qu'on vous donne, Si plus tard vous n'aviez que celui qui pardonne !

Et quand les jours mauvais vous auront vu pleurer, Que vos Mamans soient là pour toujours consoler.

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