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1891

LES MAINS

Gabriel TRARIEUX

Oh ! la moiteur des mains tièdes et blanches Dont un beau Rêve a caressé mon front !… Mes espoirs morts dorment là, sous les planches, Et je pleurais les beaux jours qui s'en vont,

Quand je sentis, ‒ oh ! combien doux et prompt ! ‒ Le frôlement des mains tièdes et blanches… De telles mains, Jésus, quand tu te penches Sur les petits enfants rangés en rond,

Tendant les bras aux plis blancs de tes manches, Doux, tu bénis le groupe rose et blond… De telles mains, en de très vieux Dimanches, Ont joint mes mains devers le ciel profond…

Oh ! la moiteur des mains tièdes et blanches Dont un beau Rêve a caressé mon front !…

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