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1891

ÉTREINTE

Gabriel TRARIEUX

Que m'importent les vents, la haine et la (roidure, Le soupir éternel du Monde soucieux, Et l'angoisse des cœurs dans la calme Nature, Et la vie, et la mort, et la terre, et les cieux ?

Puisque je bois la force et l'amour à tes lèvres Où passe le frisson des mots qu'on ne dit pas ; Puisque je vois tes yeux s'allumer de mes fièvres, Puisque je sens ton corps défaillir en mes bras !…

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