Toi qui laisses pendre, reptile superbe.
Au bord de mon lit tes splendeurs glacées,
Pourquoi me parler des choses passées ?
Te crois-tu la seule à glisser dans l'herbe ?
Laisse en paix le temps d'autrefois. Qu'importe
Si j'ai plus saigné sous d'autres morsures.
Parle bas, plus bas, des choses qui furent.
Sait-on si les vieilles vipères sont mortes.
Peut-être, l'hiver ne les a qu'engourdies …
Et ta voix les ferait darder, toutes noires !
Siffle bas, quand tu rampes sous ma mémoire,
Ne réveille pas tes sœurs endormies.