Skip to content
1919

Souffrance

Paul-Jean TOULET

J'admire qu'un regard ait ce pouvoir en lui Qu'un homme en fait sa joie ou sa désespérance Sur qui l'œil souverain de sa maîtresse a lui ; Qu'une attitude prise avec indifférence

Nous meurtrisse le cœur et le mette aux abois Comme un gibier sanglant pourchassé dans les bois. J'admire qu'un hasard de chair et de dentelle Fasse les grands amants des mots ou des couleurs

Pour garder la mémoire à leurs chères douleurs, Tâcher d'éterniser sa forme accidentelle. La femme, fleur de chair que nous couvrons de fleurs. Pour qui le cœur viril ou le cerveau pantèle !

Joailliers généreux, nous versons devant elle Et les rubis du sang et les perles des pleurs.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
Souffrance · Paul-Jean TOULET · Poetry Cove