Autrefois à Sagan si Paris prit sa ganse, D'un Arbitre nouveau naît une autre élégance, Fouquiéres, et ainsi Que passe toute mode, aucune fleur ne dure.
Mais la Ville aime à voir d'un renaissant persil Varier la verdure. Pareil au dieu fêté du Scythe et du rajah Qui nouait l'ibiscus aux tiges du soja,
On t'a vu de ta canne Faire un thyrse, et laissant à Jaurès son excès Chorégraphique, unir à la fleur séricane Le myrte du Français.
Va, laisse le Batave, ou l’Alboche aux grands pieds, Vendre le sylphium, l'ivoire, les trépieds Où le cuivre étincelle, Et dresser des autels à l’Hercule mangeur ;
Paris ne veut que toi pour commis voyageur, Muse, ô neuf fois pucelle ; Et toi surtout, qui vas dansant sur les pressoirs, Évohé ! — Couronné de pampre aux feux des soirs,
Porte thyrse, Épiphane, — Évohé ! — Verse-nous, ô Bacchus glorieux, Les pavots noirs où dort l'opium mystérieux, Ignoré du profane.
Environ de ton char, déjà tout refleurit : Cependant que s'éveille Ariane, — et sourit, Déjà l'on entend battre Les tambours de Phrygie. Déjà court dans le camp
Silène fol et nud ; … on croirait voir s'ébattre Isidora Duncan. Mais toi, comme un Sylvain (non, non ! pas ce vieux masque De théâtre, qui porte un balai sur son casque
Pour essuyer nos pleurs) Au dessin des archers limitant tes cadences, Oui, tel un dieu s'élance, et n'incline les fleurs, — O Fouquières, tu danses.
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