— Je m'ennuie. Ah ! Que le Malin
Me fournisse une lime,
Je lui dédie un os sublime,
Mon morlingue tout plein !
— Eh bien, telle une herbe débile
Dont se nourrit l'été,
Si te dévore la clarté
D'un zénith immobile,
Vide à jamais d'ombre ou de cri,
Ne sais-tu pas, dit-elle.
Ce qui, d'une voix non mortelle,
Sur la porte est écrit :
« Ici le rêve et l'ignorance
Dépouillent leurs attraits.
O bienheureux, vous qui entrez,
Laissez toute espérance. »
— Je m'ennuie, Ah ! Que le Malin
Me forgeât une lime.
Je lui dédie un os sublime ;
De morlingue un sac plein,
— Eh quoi, n'as-tu pas lu, dit-elle,
Pour mener tout ce cri,
Ce qui, d'une voix non mortelle,
Sur la porte est écrit :
« Ici le doute et l'ignorance
Dépouillent leurs attraits,
O bienheureux, vous qui entrez,
Laissez toute espérance ».