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1919

III

Paul-Jean TOULET

Pour un air sifflé dans la rue Te vas-tu donc briser, Mon cœur ? Pour un ancien baiser, Une face apparue ?

Cette autre, en un souper joyeux, Le pied caché s'invite : « Demain, cette nuit, vite, vite ! Me répondent ses yeux.

Fantômes d'une âme amoindrie, Enfants de mon remords, Vous voilà dressant vos bras morts Où fume le rouge liqueur

Et chacune veut boire, Là qui m'implore, en robe noire ? C'est le sang de mon cœur. Ou peut-être chacune, et morte.

Veut-elle revenir : Fantômes de mon souvenir, Ne passez point la porte !

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