Pour un air sifflé dans la rue
Te vas-tu donc briser,
Mon cœur ? Pour un ancien baiser,
Une face apparue ?
Cette autre, en un souper joyeux,
Le pied caché s'invite :
« Demain, cette nuit, vite, vite !
Me répondent ses yeux.
Fantômes d'une âme amoindrie,
Enfants de mon remords,
Vous voilà dressant vos bras morts
Où fume le rouge liqueur
Et chacune veut boire,
Là qui m'implore, en robe noire ?
C'est le sang de mon cœur.
Ou peut-être chacune, et morte.
Veut-elle revenir :
Fantômes de mon souvenir,
Ne passez point la porte !