Ah ! Laissez-vous fléchir un instant,
Donnez quelque chose,
Donnez quelque chose à la pauvre enfant
Qui vous tend ses roses.
Si je n'avais pas ces bouquets pour vivre,
Peut-être demain
Je mourrais, le corps tout couvert de givre,
De froid et de faim.
Hélas ! Un matin on la trouva morte
Sur le grand chemin,
Couchée dans la neige au pied d'une porte
Ses fleurs à la main.