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1919

I

Paul-Jean TOULET

Ah ! Laissez-vous fléchir un instant, Donnez quelque chose, Donnez quelque chose à la pauvre enfant Qui vous tend ses roses.

Si je n'avais pas ces bouquets pour vivre, Peut-être demain Je mourrais, le corps tout couvert de givre, De froid et de faim.

Hélas ! Un matin on la trouva morte Sur le grand chemin, Couchée dans la neige au pied d'une porte Ses fleurs à la main.

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