Une aube frissonnante et son pleur incertain
Faisaient luire le Temple au métal de son faîte
Que Tu pleurais encor la prochaine défaite
En criant vers le Père oublieux et lointain.
Jadis tu remplissais les urnes du festin.
Christ à la barbe d'or, amant des jours de fête,
Et Ton cœur embaumait sur la terre imparfaite
Tels ces lys que Dieu même a vêtus de satin.
Lassé des pâles cieux qui gardaient leur mystère
Tu cherchas près de Toi Tes amis sur la terre
Ils dormaient, ignorant un désespoir divin.
Alors la vérité siffla devant Ton Œuvre,
Seigneur, et connaissant qu'ici-bas tout est vain,
Tu vis briller dans l'herbe une antique couleuvre.