Quand nous sommes allés vers le soleil levant Les matins étaient blancs comme des tourterelles, Des brouillards s'étendaient dans la pourpre du vent Sur des rivages de roses surnaturelles
Quand nous sommes allés vers le soleil levant. Mais de l'Égypte jusqu'aux îles Baléares, Quand le ciel fut rempli des clartés de Vénus, Nous avons oublié les légendes barbares,
Nous avons vu grandir des astres inconnus Sur la Sicile et les quatre îles Baléares. Et c'est la basilique immense de la Nuit, Les étoiles dans le silence ; une par une
Elles ont apparu sur la mer qui reluit, Toujours plus pâles à travers le clair de lune Les planètes et les étoiles et la Nuit» Sur la plaine des mers fauves et virginales
Nous avons regardé des choses d'autrefois ; Notre âme a traversé des fêtes triomphales ; Les dieux retentissaient avec de grandes voix Sur la forêt des mers fauves et virginales.
Dans le tourment de sa pensée il regardait L'épanouissement de ce rêve nocturne ; Les larmes de la vie entière qu'il perdait Montèrent de son cœur ardent et taciturne
Que dans l'effroi de sa pensée il regardait. Alors me reposant entre ses mains si douces Je lui dis : Pour calmer ton esprit soucieux, O mon ami, toi qui jamais ne me repousses,
La douceur de ma voix adoucira tes yeux, La douceur de mes yeux rendra tes larmes douces Mais la nuit et la mer s'éloignaient lentement ; La lumière montait au-dessus des royaumes,
Et nous n'avons plus vu les dieux en ce moment, Ni les étoiles créatrices de fantômes, Car la nuit et la mer s'éloignaient lentement.
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