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1887

A M. PAUL BOUJU

Raymond TAILHÈDE

Bouju, de qui le nom est agréable aux Muses A ce point que Ronsard et Bellay Font chanté, Je réclame l'honneur de vous avoir vanté, Et si je me taisais, je n'aurais pas d'excuses.

Il n'est point de retards, de délais ni de ruses, Qui comptent ; il n'est rien qui puisse être compté Hors de votre sagesse et de votre bonté, Bouju, de qui le nom est agréable aux Muses.

Bans l'éternel oubli les hommes s'en iront, Je verrai les lauriers se flétrir à mon front, Et des choses peut-être encor plus étonnantes : Mais je ne verrai pas mon cœur si desséché

Qu'il ne garde au meilleur de lui-même caché L'émouvant souvenir de votre accueil à Nantes.

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A M. PAUL BOUJU · Raymond TAILHÈDE · Poetry Cove