Skip to content
1887

A GABRIEL GAZALS

Raymond TAILHÈDE

Le couchant et sa pourpre, et toute en perles roses L'Aurore, ils sont éteints ces jours où, Gabriel, Ensemble devisant de la terre et du ciel, Les énigmes naissaient des effets et des causes.

La sagesse te mène aux confins des déserts Que l'homme n'ose pas franchir et qui sont vides De verdure et de fleurs et de sources limpides, Et tu succomberais sans le pouvoir des vers.

Mais il n'est rien de toi, Gabriel, qui ne plaise A la Muse, et toujours tu sus l'aimer vraiment Celle qui toute faim, qui toute soif apaise, Fruit idéal, nectar, dictame et talisman.

Comme un de ses amants tu goûtes l'harmonie Des formes, des couleurs, des lignes et des sons, Et le rythme et le nombre auxquels nous unissons La pensée animée aux flammes du génie.

Mon ami, reçois donc, ami qui m'es si cher, Ce livre où tant de joie et de douleur est close : Qu'il évoque le temps d'une aurore plus rose Et d'un ciel chaque jour plus profond et plus clair.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
A GABRIEL GAZALS · Raymond TAILHÈDE · Poetry Cove