Skip to content
1899

TROISIÈME SEXE

Laurent TAILHADE

En vestons gris, en chapeaux mous, par les quinconces, Avec des mouvements câlins et paresseux, Rôdent les icoglans parisiaques, ceux, Ô Prudhomme, qu’au feu céleste tu dénonces.

Les tantes ! peuple hilare et nocturne pour qui, Tout sergent de ville est un oncle débonnaire, Près des Ambassadeurs où chahute Bonnaire, Où les gommeux boivent de l’ale et du raki.

Dans les temples indous que tapisse la cure Infaillible de tous les bobos, sans mercure, Ils lèvent les banquiers en rut, impudemment ! Et le poète Jean Lorrain de Normandie,

Accordant pour leur los sa syntaxe hardie, Les célèbre en vers faux, — avec étonnement.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
TROISIÈME SEXE · Laurent TAILHADE · Poetry Cove