Je suis nu comme un sans chemise Qui n’aurait pas de suspensoir, Hélas ! et je manque de mise Pour bloffer au pocker, le soir.
Les demoiselles incongrues Qui, dans l’espoir de faire un vieux, Stationnent au coin des rues, Sur moi ne jettent plus les yeux.
Pour moi, le veau mue en squelette Et les gargotiers irrités Enguirlandent sa côtelette D’un cresson d’incivilités.
Ces bordeaux auxquels tu veux croire, Explorateur des tours Eiffel, N’abreuvent plus ma triste poire ; Vichy me refuse du sel !
Vous qui jamais ne vous privâtes Des luxes les plus onéreux, Qui buvez des copahivates Pour vos accidents amoureux ;
Ô philistins de toute robe, Économistes et cornards, Dites ! quel océan dérobe Le clair lingot, parmi les nards ?
Où se cachent les effigies Qui, sur des écus variés, Constatent les pathologies Des potentats avariés ?
Où les Républiques augustes Mais à poils, inscrivant des lois Sur l’or des louis d’or, très justes Quand arrivent les fins de mois ?
Dis, le sais-tu, Clémence Isaure Dont les fleurs auraient eu le don De réjouir l’icthyosaure, D’estomaquer l’iguanodon ?
Et toi, Sarcey, bedaine vaste, Recteur de tous les odéons ? Sarcey, ton Apollo dévaste L’âme des vieux accordéons.
Le savez-vous, Ohnet, Lemaître, Toi, Jean Rameau, qui fais des vers Pentamètres dont chaque mètre Comme toi marche de travers ?
J’irai, fût-ce en Patagonie, Chercher ce reingold, oui, j’irai Sur la grande mer infinie, Car mon crédit est délabré.
Et je préfère vos zagaies, Anthropophages batailleurs, Aux réclamations peu gaies Des mastroquets et des tailleurs.
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