Le grand lac solitaire où l'image des cieux
Descend et resplendit au fond de l'eau dormante,
En vain, pour retenir la vision charmante,
Ploie, ainsi que des bras, ses roseaux gracieux.
Des astres éternels le vol silencieux
Passe, sans l'échauffer dans son sein qu'il tourmente.
Et c'est pourquoi sa voix, dans la Nuit, se lamente
De n'enfermer en soi qu'un reflet captieux
Pareille au flot pensif, mon âme porte en elle
Comme celle des cieux une image éternelle
Depuis que sur mes jours ton front s'est incliné.Depuis que sur mes jours ton front s'est incliné.
Elle pleure, sentant qu'une plus longue route
La sépare de Toi que la nocturne voûte
Du grand lac, point d'argent dans l'infini perdu !Du grand lac, point d'argent dans l'infini perdu !