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1882

XXXIV

Armand SILVESTRE

Dans la poussière fauve où l'horizon se noie, Où se perd le dernier rayon du jour penchant, Mêlant sa chère flamme aux flammes du couchant, Ton beau regard parfois sur mon Rêve flamboie.

Est-ce un adieu lointain que ta pitié m'envoie Du ciel où mon espoir lassé va te cherchant ? Mais dans mon cœur ouvert il laisse, en le touchant, Une mélancolique et douloureuse joie !

Vers les rives du ciel qu'on ne distingue plus La lumière qu'emporte un rythmique reflux De son écume d'or éclabousse la nue, Battant la poupe en feu du vaisseau de clarté

Où, sous un dais d'azur, m'apparaît ta Beauté Qui de mon triste amour enfin s'est souvenue !

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XXXIV · Armand SILVESTRE · Poetry Cove