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1882

XXXI

Armand SILVESTRE

Un tel enchaînement enveloppe ton être, Tyrannique et subtil comme un parfum léger, Et qui semble, sur Toi, doucement voltiger Que, rien qu'à t'approcher, sa douceur me pénètre.

Sur chacun de tes pas quelque fleur semble naître Des mystiques jardins où l'esprit va songer, Quand le Rêve l'emporte et le fait voyager Vers les cieux inconnus qu'il a cru reconnaître.

D'où ce charme éperdu vient-il à ta Beauté ? De ton âme ou d'un monde autrefois habité ? De Toi-même ou du chœur des choses enivrées ? On dirait que pour Toi seule leur grâce vit

Et que l'Amour tremblant de tout ce qui te vit Chante et palpite autour de tes formes sacrées !

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XXXI · Armand SILVESTRE · Poetry Cove