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1872

XV

Armand SILVESTRE

Je dirai ta beauté perdue à ceux qu'offense La superbe de ma douleur, Ton front marmoréen, éternelle pâleur, Ton sourire, éternelle enfance ;

Et tes yeux au regard magnétique et profond Pareil aux lampes vénérées Qu'un jour intérieur illumine et qui font Palpiter les ombres sacrées ;

Et l'éclat de ton col dressé jusqu'à l'orgueil De ta face où dort la lumière, La fête de ton teint lilial et le deuil De ta sombre et lourde crinière ;

Et tout ce qui me fut le suprême abandon Des Cieux, du Rêve et de la Vie, Ta beauté surhumaine où mon âme asservie Trouve sa gloire et ton pardon !

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XV · Armand SILVESTRE · Poetry Cove