Skip to content
1882

XIII

Armand SILVESTRE

Le chant du matin vibre à l'horizon de cuivre Et sonne le réveil à mes mornes ennuis. Car les rêves éclos au silence des nuits Dans les tracas du jour refusent de me suivre.

Dans une ombre éternelle, ah ! que ne puis-je vivre N'ayant d'autre flambeau que l'éclat dont tu luis, O spectre doux et cher qui, dès l'aube, me fuis, Amour désespéré dont tout bas, je m'enivre !

J'aime les soirs pareils à tes sombres cheveux Et les astres d'argent qui rendent à mes vœux Les stellaires clartés de ta pâleur divine. J'aime le soir avec ses troublantes vapeurs

Où mes yeux éblouis de mirages trompeurs Retrouvent ta Beauté qu'un souvenir devine !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
XIII · Armand SILVESTRE · Poetry Cove