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1872

XII

Armand SILVESTRE

O poussière d'astres brisés Que soulève le vent nocturne, Jusqu'au firmament taciturne Monte tes lumineux baisers.

O lumière pâle et lactée, Cendre d'argent d'astres éteints, Au bord des horizons lointains Monte ta blancheur enchantée.

— Tombé des cieux, je leur ai pris Des étoiles, et vais, sans trêve, Dans l'or dispersé de mon rêve, Couronné de ses vains débris.

Et parmi la vaine fumée Où s'en va ce qui fut mon cœur, Tout blanc, ton fantôme vainqueur M'enveloppe, ô ma bien-aimée !

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