Skip to content
1882

RESSOUVENIR

Armand SILVESTRE

DANS les grands bois que l'automne A lentement dépouillés, Sous les arbres effeuillés Que berce un vent monotone,

Devant les tristes couchants Rayés de pourpre et de cuivre, Mon souvenir aime à suivre Le déclin des jours penchants.

Des langueurs d'aube pâlie, En passant dans l'air du soir, Mêlent un frisson du soir A cette mélancolie.

Dans mon cœur toujours blessé, Comme un frémissement d'aile Renaît l'amour trop fidèle Que j'avais cru trépassé.

Et si rien ne me protège Du mort mal enseveli, Bientôt s'en fondra l'oubli, Comme un soleil fond la neige !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
RESSOUVENIR · Armand SILVESTRE · Poetry Cove