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1882

[no title]

Armand SILVESTRE

Peu m'importe que de la nue Le voile soit triste ou joyeux. Depuis que tu m'es revenue, Je n'ai plus regardé les cieux

Tes yeux d'azur restent les mêmes : Vers eux seuls montent mes souhaits. Mon ciel est joyeux si tu m'aimes, Il est triste si tu me hais.

Dans l'arche, avec toi, ma colombe, Rentrent les espoirs palpitants — Qu'importe que la neige tombe Si, dans mon cœur, c'est le printemps !

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