Ne souffre plus ! Tu vois que je suis résigné.
Ma peine cependant est égale à la tienne.
Car il n'est, dans mon cœur, rien qui ne t'appartienne
Et le sang que tu perds c'est moi qui l'ai saigné !
Ne souffre plus. Ton mal n'est pas sans espérance.
Tu ne saurais aimer à moins qu'on t'aime aussi.
Mais moi qui t'aime, hélas ! sans retour ni merci,
Mon deuil est plus amer et pire ma souffrance !
Ne souffre plus ! Espère et regarde ces fleurs.
Le printemps t'y sourit, même en ces jours moroses.
Le destin qui te fit belle comme ces roses
Comme elles te fera renaître sous les pleurs !