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1882

[no title]

Armand SILVESTRE

Ta beauté m'a vaincu parce qu'elle est pareille A celle que jadis adora l'art païen ; Je cherche sur ton front le cep thessalien Mariant aux bandeaux la pourpre de la treille.

A les bras où l'éclat de tant de lys sommeille Mon rêve attache encor le péplum ancien ; Je voudrais, pour parer ton front patricien, Un lourd collier que ferme une pierre vermeille.

Comme autrefois Diane ou Vénus Astarté Je permettrais que l'air baisât la nudité De tes cuisses de neige à la blancheur insigne Telle tu brillerais à la face des Cieux,

Et, sous tes pieds foulant des lapis précieux, Je mêlerais ma lèvre au blanc duvet du cygne !

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